Valérie Gilbert et Gabriel Dufresne dominent aux Sélections canadiennes de bosse

Penticton (C.-B.), les 17 et 18 décembre 2016 – C’est avec la tête haute que nos athlètes et entraîneurs de l’Équipe du Québec de bosses reviendront au Québec lundi, après avoir ouvert la saison de compétitions nationales de belle façon à Apex (C.-B.), lors des Sélections canadiennes.
«Je suis extrêmement satisfait du niveau de ski atteint par nos athlètes à ce premier événement», de lancer d’emblée l’entraîneur-chef Antoine Pouliot-Hamel.  «Tous nos gars du groupe performance et dev+ ont participé à au moins une finale lors de la compé.  C’est un excellent départ qui démontre toute la profondeur de notre équipe», a-t-il ajouté.
L’Équipe du Québec avait une délégation de 22 athlètes aux Sélections Canadiennes, un événement FIS d’importance capitale pour les classements nationaux.  La Corée et le Japon se sont joints aux meilleurs athlètes des équipes provinciales du pays, en plus de plusieurs membres de l’Équipe canadienne de bosses. Deux épreuves de bosses en simple étaient à l’horaire, mais nos bosseurs québécois étaient au travail sur les pentes depuis déjà plus d’une semaine, voulant bénéficier du maximum d’entraînement sur neige possible en ce début de saison.
Chez les hommes
Samedi, c’est le Québécois de l’Équipe canadienne Gabriel Dufresne (Repentigny, QC) qui a raflé les honneurs, suivi de son coéquipier ontarien Zac Hoffman en deuxième position.  Le Japonais Tayuka Shimakawa complétait le podium au troisième rang.
Simon Lemieux (Repentigny, QC), de l’Équipe canadienne, a pris le septième rang.
De l’Équipe du Québec, Marc-Antoine Gélinas (Québec, QC) a effectué tout un retour à la compétition en prenant le huitième rang.  Cette performance faisait de lui le deuxième meilleur athlète d’équipe provinciale sur le parcours.  Gélinas, qui revient d’une blessure au ménisque pour laquelle il a été opéré en mai, renoue ainsi avec la compétition, après avoir traversé une dure période à l’écart de ses coéquipiers.
Gélinas, avec sa huitième position, devançait ses camarades Elliot Vaillancourt (Drummondville, QC), neuvième, et Alexandre Lavoie (Lac Beauport, QC), dixième, pour un total de trois athlètes de l’Équipe du Québec dans le Top 10.
Le lendemain, Dufresne a répété son exploit pour clôre les Sélections canadiennes avec deux médailles d’or, mais cette fois, c’était Luke Ulsifer, également de l’Équipe canadienne et Simon Lemieux (Repentigny, QC), qui étaient médaillés d’argent et de bronze.
Toujours de l’Équipe canadienne, Kerriand Chunlaud (Ste-Foy, QC), qui avait pris le onzième rang le samedi, a réussi une descente très technique pour prendre la cinquième position.
De l’Équipe du Québec, c’est Alex Lavoie (Lac Beauport, QC) qui a obtenu le meilleur résultat avec une septième position, à un peu moins de 2 pts de la troisième place.  Il effectuait un périlleux arrière avec vrille (BackFull) pour la première fois en compétition depuis un an, un défi mental qu’il se devait d’affronter tôt ou tard.  Cette stratégie lui aura payé, puisqu’il récolte ainsi le meilleur résultat des athlètes des équipes provinciales pour cette épreuve.
Lavoie fut le seul à atteindre le Top 10 dimanche, mais il importe de mentionner l’incroyable tour de force de Jean-Christophe Nadeau (Île Bizard, QC).  Nadeau s’est disloqué l’épaule en entraînement de compétition, ce qui lui a valu une visite à l’hôpital et une absence forcée de l’épreuve du samedi.  Souhaitant revenir à la compétition dimanche, il a donc non seulement surmonté sa douleur, mais toute la peur relative à sa blessure sur ce même parcours, deux jours plus tôt.  Il a même confié à son entraîneur, tout juste avant la compétition, avoir envie de skier défensivement sur les talons afin d’éviter de se re-blesser… une tactique qui n’aurait certes pas amené la surprenante onzième position qu’il a réussi à aller chercher en surmontant cette barrière mentale et en prenant une approche positive!
«Savoir que je skiais blessé, c’était un stress de plus, mais je me disais que tant qu’à être là-bas, autant compétitionner!», a lancé Nadeau.  «Je m’en allais là-bas avec de grosses attentes… Je visais le Top 6, je voulais montrer à l’Équipe canadienne que j’avais ma place parmi eux.  Bien sûr, je pense que j’aurais mieux fait si je n’avais pas été blessé, mais dans les circonstances et vu que je n’avais presque pas skié le parcours, je suis content», a-t-il enchaîné.
Quant à ce qu’il l’attend dans les prochaines semaines, tout dépendra des disponibilités de son chirurgien pour une opération à l’épaule.  Si l’opération arrive rapidement, il sacrifiera sa saison de compétition afin de revenir à son plein potentiel pour les camps estivaux.  Toutefois, si l’opération doit attendre au printemps, Nadeau devra faire un plan avec son entraîneur pour minimiser les risques de dislocation et choisir judicieusement les compétitions auxquelles il prendra le départ.  La bonne nouvelle, c’est qu’il a devant lui presque deux mois avant la première NorAm, une période qu’il pourra utiliser pour renforcer son épaule en physiothérapie.
Chez les femmes
Valérie Gilbert (Sainte-Adèle, QC) a remporté la compétition samedi comme dimanche, revenant donc au Québec avec deux médailles d’or au cou, tout comme son homologue masculin.
Samedi, ce sont les Ontariennes Sofiane Gagnon et Berkley Brown qui prenaient respectivement l’argent et le bronze, alors que dimanche, Alex-Anne Gagnon (Terrebonne, QC) enlevait la deuxième position devant Brown, pour un duo de Québécoises de l’Équipe nationale sur le podium.
De l’Équipe du Québec, seule Laurianne Desmarais-Gilbert (Sainte-Adèle, QC) a réussi à percer le Top 10.  Dixième samedi, elle a toutefois réussi à obtenir une septième position à l’épreuve de dimanche, une performance dont la jeune femme est fière.
«C’est toujours un peu stressant la première course de l’année», de confier Desmarais-Gilbert.  «J’avais plus hâte que j’étais stressée, mais la veille de la course j’ai eu un ‘mental breakdown’.  J’ai paniqué et j’ai dû parler avec ma préparatrice physique et mes coachs pour me ressaisir.  Je me suis rappelé pourquoi je skiais et pourquoi je voulais être à cette course.  On a conclu que je devais skier pour moi, avant tout», a-t-elle philosophé.
«J’ai trouvé que le Québec on avait très bien performé, autant les vétérans que les nouveaux», ajoute Desmarais-Gilbert.
Avec ces résultats et la conclusion de ce premier événement national, l’entraîneur Pouliot-Hamel croit pouvoir espérer un bassin de 6 ou 7 hommes qui pourront atteindre les finales en circuit NorAm.  Outre les performances hors du commun du weekend, il a également constaté que plusieurs athlètes du groupe développement démontraient de la constance.  Il croit également que nos athlètes de l’Équipe du Québec pourraient se glisser devant des athlètes de l’Équipe canadienne à l’occasion.
Il faudra toutefois rester à l’écart des blessures, puisque le séjour à Apex aura été ravageur pour les troupes québécoises.  En effet, trois athlètes ont subi des dislocations d’épaules, une athlète s’est blessée au dos et un autre devra être évalué au Québec pour possible commotion.  Le parcours, pourtant bien construit, était cette année plutôt ferme pour un parcours de l’Ouest canadien.  On y retrouvait même de la glace vive à l’atterrissage du premier saut.  Mais selon l’équipe d’entraîneurs, les conditions, bien que non habituelles pour cette station de ski, n’étaient pas dangereuses.  Il semble bien que les athlètes québécois aient été victimes de malchances.
L’Équipe du Québec sera de retour en entraînement en sol québécois pour la période des Fêtes, avant de reprendre la route pour une série canadienne dans l’ouest à la mi-janvier.
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